J’ai perdu une de mes meilleures amies d’un cancer le 13 Janvier 2017. J’ai rencontré une pharmacienne en oncologie quelques mois auparavant avec laquelle j’ai signé une série d’e-posters. J’ai beaucoup pleuré la perte de mon amie (et encore aujourd’hui). J’ai découvert l’univers abscons des abstracts scientifiques avec leurs données brutes, indigestes et complexes. J’ai transformé ma tristesse en énergie. J’ai redonné de la légèreté à ces informations comme une façon d’atténuer ce sujet grave. Je rejoins aujourd’hui le combat mené par d’autres pionnières en la matière comme Charlotte Husson, Fondatrice & CEO de Mister K. Je suis fière de vous présenter les premières réalisations et parce que le marketing de contenus doit aussi servir à mener des combats. *A Miss KA*

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J’ai rencontré la future génération qui a décidé de dépoussiérer les anciens codes du recrutement et de réinventer la relation entre les étudiants à la recherche d’un premier job et les start-up en quête de profils juniors. J’ai croisé un fondateur soucieux de développer un produit cherchant à valoriser les missions et les responsabilités à destination des candidats. J’ai interviewé l’un des fondateurs de bananeapp, Arnaud Cachin qui m’a expliqué leur vision nouvelle du recrutement; ici pas de CV mais un profil simplifié, pas de lettre de motivation mais la possibilité d’entrer en contact direct avec un futur recruteur via une messagerie instantanée. Bref une relation recruteurs/recrutés simplifiée à son extrême fonctionnalité. Et si, désormais trouver un job ou un premier emploi ne tenait (plus) qu’à 140 caractères ?

Bonjour Arnaud, pourrais-tu te présenter en quelques mots et comment es-tu arrivé à Bananeapp ?

Nous sommes une équipe de trois cofondateurs, tous passionnés d’entrepreneuriat et sensibles aux difficultés que peuvent avoir les étudiants pour trouver du travail. Le fondateur, Christophe Badoux, est un serial-entrepreneur qui a de l’expérience dans la création d’entreprises. Il est développeur web/mobile; il est donc responsable du développement du produit. Matteo Knobel et moi-même sommes d’anciens étudiants HEC qui nous occupons respectivement du développement du marché et de la communication.

Après mes études, je me suis retrouvé face au marché du travail et je me suis rendu compte des difficultés que peuvent rencontrer les jeunes diplômés. C’est alors que j’ai rejoint Christophe et Matteo pour monter ce projet.

Pourrais-tu nous expliquer le projet de Bananeapp ?

Nous souhaitons aider les étudiants en changeant les habitudes vieillottes de la recherche d’emploi traditionnelle. Notre objectif est de redonner la banane aux étudiants, tout en leur donnant accès aux Startups, PME et autres entreprises de Suisse.
Pour cela, nous avons créé une application mobile qui leur permet de postuler de manière différente. Fini les heures perdues devant leur ordi à mettre à jour leur CV ou à chercher la phrase parfaite pour leurs lettres de motivation. Ce que nous proposons aux étudiants, c’est d’entrer en contact direct avec le recruteur au travers d’une messagerie instantanée ! Il leur suffit simplement de cliquer sur le bouton « discuter avec le recruteur » et le tour est joué !

Nous souhaitons accompagner les étudiants tout au long de leur cursus; c’est pour cela que nous n’offrons pas uniquement des premiers emplois, mais aussi des stages et des petits jobs, pour les aider dans le financement de leur études.

D’où vient l’idée du nom et pourquoi ?

Nous voulions un nom différent, qui retienne l’attention et qui montre que nous voulons être différents de toutes les autres plateformes trop sérieuses.
La recherche de travail, quand on est un jeune diplômé, ça peut devenir très frustrant car aucune plateforme n’est adaptée à nos jeunes profils. Nous voulons devenir l’application qui transforme cette frustration en quelque chose qui les motive, qui leur donne la banane !

À qui s’adresse l’application Bananeapp ?

L’application s’adresse à tous les étudiants de Suisse romande ainsi qu’à tous les jeunes diplômés, jusqu’à 5 ans après la fin de leurs études.

Les 5 bonnes raisons de télécharger Bananeapp ?

1. Un profil simplifié qui remplace le CV.
2. Une messagerie instantanée avec le recruteur qui remplace la traditionnelle et pénible lettre de motivation.
3. Un espace exclusivement destiné aux étudiants avec uniquement des offres adaptées à leur profil.
4. Un suivi tout au long des études avec des offres de stages et des petits boulots.
5. La découverte de nouvelles entreprises (startups, PME, etc.) peu présentes à ce jour sur les campus romands.

Les projets futurs de Bananeapp à venir ?

En dehors des futures fonctionnalités pour le moment, secrètes nous avons pour objectif, dans les prochains mois, d’étendre notre réseau à travers toute la Suisse. Notre objectif est de créer la plus grande communauté d’étudiants de Suisse et de devenir leur référence dans la recherche d’emplois !

Le mot de la fin ?

Gardez la banane !

Bananeapp-Blog (1)

Le jeudi 08 juin dernier a eu lieu une table ronde au nouvel espace de coworking Voisins 105, sur « Les nouvelles formes de travail » organisée par la Chambre De l’Economie Sociale et Solidaire. De nombreux intervenant(e)s étaient présent(e)s afin de débattre sur le sujet. Laparenthesedigitale vous résume le contenu du débat en INFOGRAPHIE. Michaelle Chennaf – Fondatrice de LAPARENTHESEDIGITALE / Geneviève Morand - Auteure de « co-working, réenchanter le travail » / Yann Bernardinelli – Co-fondateur coopérative NEONOMIA, journaliste / Pierre Chassany – Co-fondateur coopérative VOCABLES, graphiste / Adel Lagha – Responsable relation membres à la NODE / Khaled Yatouji – Directeur d’HELVETIC PAYROLL

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Célèbre outil Open source, lancé sur le modèle économique du Freemium, WordPress facilite la création, l’édition, l’organisation et la publication de contenus sur la toile. Il fait partie des systèmes de gestion de contenus, traduction littérale de Content Management System (CMS).
Entre autres fonctionnalités, il permet de réaliser des blogs très attrayants. Il s’emploie aussi pour gérer et organiser des médias sur un intranet ou sur un seul ordinateur. Ce CMS, aujourd’hui propriété de la compagnie américaine Automattic, est lancé le 27 mai 2003 par ses concepteurs Matt Mullenweg et Mike Little. En février 2017, 27,5% des sites web les plus populaires l’utilisent. Retrouvez sur l’infographie réalisée par Skilled.co, toutes les informations les plus surprenantes sur cet outil méconnu du grand public, qui pourtant l’utilise sans le savoir. 

 

WordPress

Lancée fin 2016, 961’ est une formation spécialisée dans l’enseignement du design.  Elle permet de s’initier aux métiers de la créativité. Que ce soit pour renforcer ses compétences, se former transversalement ou simplement découvrir une nouvelle discipline, chacun est le bienvenu.

A l’origine de l’initiative, deux frères, Yannick et Christophe Pian. L’un est designer indépendant, l’autre s’est occupé de gestion de projets au sein d’une start-up pendant plusieurs années. Nous avons interviewé Christophe pour en savoir plus…

Bonjour Christophe, pourrais-tu te présenter et nous dire quel a été ton parcours avant de créer https://nine61.com/courses/?

Je suis diplômé de l’Ecole hôtelière de Lausanne. Passionné d’informatique et de multimédias depuis très jeune j’ai rejoint après mes études une start-up genevoise active dans le secteur de la vidéo à la demande où j’ai travaillé pendant 3 ans et demi. J’y ai gravi les échelons afin de m’occuper de la gestion des opérations et du business développement. Lors de cette expérience je me suis rendu compte du fossé séparant les profils techniques, type ingénieurs IT et gestionnaires de projets issus de formations commerciales.

J’ai été frappé par cette manière de travailler en silos dans un climat de méfiance improductif au mieux, dangereux au pire.

Lorsque cette société a fait faillite, en partie à cause des problèmes évoqués, j’en ai parlé avec mon frère, étant lui-même un profil plutôt technique puisque designer web/graphique. Il m’a dit qu’il rencontrait les mêmes difficultés de communication avec certains clients. Nous sommes arrivés à la conclusion que cette barrière de la communication n’était pas une fatalité et avons décidé de nous réunir autour d’un projet de formation pour challenger le status quo.

Quels services proposes-tu ?
Nous vendons des workshops de design. Le design étant un mot générique qui englobe beaucoup de notions, nous avons décidé pour notre part de nous concentrer sur le design d’identités visuelles (logos, branding,…) et web. Lorsque l’on crée un site web ou une application cela fait également appel à des notions de UI (user interface) et UX (user experience) design. Même restreint à ces notions le domaine reste vaste. Nous avons donc découpé la matière en workshops d’une journée chacun, couvrant un thème précis de la discipline.

  • Pour le moment deux workshops sont disponibles : « design fundamentals », couvrant les bases du graphisme, indispensables à quiconque souhaite communiquer visuellement, et « design thinking », qui est une méthodologie, dérivée du design, de découverte et résolution de problèmes, qui favorise l’innovation désirable pour le client final. Le design est un processus holistique qui a toujours été et devient de plus en plus stratégique pour les entreprises. Il convient donc de former à des techniques mais aussi à une manière de réfléchir pour obtenir des profils plus complets en entreprise, mieux à même de relever les défis qui s’imposeront à eux.
  • D’autres workshops, couvrant des sujets complémentaires tels que les outils informatiques (la suite Adobe par exemple) et des méthodes de prototypage sortiront dans les mois à venir. A terme nous aimerions consolider tous ces workshops en une formation complète afin de former des designers multidisciplinaires, sachant évoluer au niveau opérationnel et également stratégique d’une entreprise.

Quel est ton segment de clientèle?
Les gestionnaires de projets au sein de PME’s. Celles-ci n’échappent pas aux transformations digitales à entreprendre pour rester compétitives, notamment par l’avènement du mobile, du e-commerce etc.

Or il est difficile de piloter efficacement un projet de design sans aucunes connaissances techniques et il n’est pas toujours efficient de mandater des sous-traitants pour réaliser des tâches de design.

  • En sensibilisant les gestionnaires de projets/commerciaux aux pratiques du design nous leur transférons une partie de la connaissance afin d’être plus polyvalents et d’être mieux à même de déléguer et de comprendre les enjeux lorsque faire appel à des externes devient nécessaire.
  • La deuxième cible est le designer lui-même, les formations en Suisse ont souvent une approche « artistique » au graphisme et ne forment pas assez aux nouvelles technologies ni aux enjeux stratégiques des entreprises.
  • Beaucoup de designers que nous avons rencontré se sont dit frustrés de leurs interactions avec des chefs de projets ainsi que de certaines limitations à l’égard de connaissances techniques lorsqu’il s’agit de travailler sur des projets digitaux. Ils apprennent ainsi sur le tas mais ça ne facilite pas leurs recherches d’emploi ni leur intégration en entreprise.
  • Il y a un manque à gagner énorme pour ceux qui ne mettent pas leurs connaissances à jour, le papier disparaissant lentement mais sûrement. Aujourd’hui la frontière entre les activités d’un chef de projet, analyste business, et designer devient de plus en plus ténue.

De plus les entreprises cherchent de plus en plus de profils dits en T, alliant verticalité de compétences et transversalité des connaissances. A terme nous formerons sans doute des designers/chefs de projets, d’où l’appellation « créatif multidisciplinaire ».

Quelle place a pris le design dans les entreprises selon toi ?
Il est devenu prioritaire en très peu de temps. C’est un différenciateur stratégique clair. Aujourd’hui la différence entre poursuivre ou abandonner la navigation sur un site web ou une app tient essentiellement à la clarté de présentation de contenu (UI) et à la facilité que l’on a à interagir avec celui-ci (UX).

L’utilisateur qui ne trouve pas ce qu’il cherche ne donne pas de seconde chance et n’a pas à en donner.

Une sensation de familiarité induisant la compréhension des interactions possibles et de leur résultat au premier contact est la clé d’un produit digital qui convainc. C’est tout l’enjeu du design. De nombreuses entreprises l’ont compris et prennent des mesure pour tendre vers cela, notamment IBM qui en a engagé plus de 1000 designers récemment, de nombreuses autres multinationales ont débauché des designers des firmes les plus connues aux USA.

Par ailleurs le ratio de designer pour ingénieur embauché aux seins d’équipes se rapproche dernièrement plus de 1 :4 au lieu de 1 :30 il y a quelques années. C’est une tendance qui va s’imposer dans les prochaines années.

Combien de temps as-tu mis avant de te lancer ? Comment as-tu financé ton projet ?
Cela fait une année que nous travaillons dessus, j’ai bénéficié entre autres d’une mesure du chômage pour démarrer mon projet, à savoir une période de 4 mois dédiée au démarrage. Par ailleurs nous grandissons de manière organique, en vendant des workshops. Nous avons financé toutes nos dépenses à ce jour par fonds propres et avons adopté une approche extrêmement « lean » afin de ne pas « brûler » du cash inutilement. Beaucoup d’entrepreneurs se lancent en pensant qu’il est indispensable d’être très tangibles afin d’être crédibles, ce qui les amène à investir énormément dans la construction d’un produit ou service dont ils ne sont pas sûrs qu’il trouvera un marché, s’affublent de bureaux, investissent dans de la publicité, etc. Notre vision est que cela n’accélère pas les ventes et demande de lever des fonds très rapidement.

Notre approche et la nature de nos services nous donnent l’avantage d’un développement à moindre coût. Par ailleurs comme nous possédons toutes les compétences métiers essentielles au lancement, entre mon frère et moi nous n’avons pas eu besoin de faire appel à de l’aide extérieure pour le lancement.

Qu’est-ce que tu préfères dans l’entrepreneuriat ?
La polyvalence que ça demande : la curiosité de toucher à tout et l’apprentissage rapide qu’on en retire en procédant par hypothèses : on émet une idée, on teste, on avance si elle est validée ou on réitère si elle est réprouvée. C’est une manière très enrichissante d’apprendre rapidement. Cela demande également de croire en soi avant que les autres ne nous y encouragent, ce qui est un apprentissage de tous les jours.

Quel est ton prochain axe de développement ?
Continuer à développer de nouveaux workshops pour étendre notre offre, faire grandir notre communauté d’apprenants car nous croyons beaucoup dans l’effet de réseau.

Le mot de la fin?
Je préférerais le mot du début : -) En 2011, Marc Andreessen a dit« software is eating the world ». C’est effectivement le cas, maintenant ce software a besoin d’être convaincant. En 2017, l’heure est au design. Prenez le train en marche avec nous : www.961.courses

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